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Premier trimestre

Temps de lecture : 10 minutes

Aujourd’hui, je suis dans ma seizième semaine. Mon premier trimestre est terminĂ©, donc voici un rĂ©capitulatif de ces trois premiers mois merveilleux (non). Cette pĂ©riode a Ă©tĂ© rythmĂ©e d’angoisses, de douleurs et de vomissements vraiment dĂ©sagrĂ©ables… ainsi que de beaucoup de culpabilitĂ© sur plusieurs sujets. Aujourd’hui, certains de ces symptĂ´mes se sont calmĂ©s, et je me sens un peu mieux. C’est donc l’occasion de revenir sur cette pĂ©riode compliquĂ©e. Inutile de prĂ©ciser qu’aucun propos discriminant, insultant, ou qu’aucun jugement de valeurs ne sera tolĂ©rĂ©. Cela amènera Ă  un ban dĂ©finitif du site et de tous les rĂ©seaux sociaux sur lesquels je suis.

Avant de commencer, gros TW:
Si les sujets de la fausse couche ou du suicide te font du mal, ne lis pas cet article.

Comment j’ai appris ma grossesse?

Je n’avais plus de contraception depuis que j’avais appris pour mon SOPK1. Je n’ovule que 2 Ă  3 fois par an, et encore… quand j’ovule, il arrive parfois que cette ovulation ne permette pas de crĂ©er un embryon viable. Ça faisait tellement longtemps que je ne tombais pas enceinte et que j’enchainais les tests de grossesse nĂ©gatifs que pour moi, c’Ă©tait foutu. Ma gynĂ©co avait commencĂ© Ă  me parler de PMA, donc Ă  force, j’Ă©tais convaincue que ça ne pourrait pas arriver. Et que si ça arrivait, je ferai sĂ»rement une fausse couche. Ce n’est pas ĂŞtre pessimiste, c’est ĂŞtre rĂ©aliste par rapport Ă  ma situation et ma fertilitĂ©.

Ă€ la mi-janvier, j’ai eu de grosses douleurs au ventre. Deux ans auparavant, j’ai un kyste ovarien qui s’Ă©tait rompu. Cette douleur y ressemblait beaucoup, donc je suis allĂ©e aux urgences. Et finalement, la prise de sang des HCG Ă©tait Ă  513. Vu mes douleurs, les mĂ©decins n’Ă©taient pas forcĂ©ment optimistes. Ils avaient peur d’une grossesse extra-utĂ©rine, vu que rien n’avait Ă©tĂ© vu Ă  l’Ă©chographie. On ma dit de revenir 48h plus tard pour faire une nouvelle prise de sang et voir si le taux augmentait. Et pourquoi pas essayer de faire une Ă©chographie. Quand j’y suis retournĂ©e, toujours rien Ă  l’Ă©chographie, mais toujours des douleurs… et mon taux avait plus que doublĂ©. C’Ă©tait donc une grossesse Ă©volutive. On m’a laissĂ© rentrer chez moi, et recommandĂ© de revenir si les douleurs ne se calmaient pas ou si ça empirait, en me demandant de surveiller ma tempĂ©rature.

En vrai, j’ai fait un test urinaire juste pour avoir la satisfaction de voir enfin cette seconde ligne rouge, mĂŞme si la prise de sang m’avait dĂ©jĂ  appris ma grossesse.

On m’a plusieurs fois dit que j’Ă©tais tombĂ©e enceinte parce que je n’y pensais plus et que c’Ă©tait un signe. Ce n’est pas mon cas. DĂ©jĂ  parce que je ne crois pas Ă  ce genre de choses. Les problèmes de fertilitĂ© ne dĂ©pendent pas que du mental. Ça peut Ă©ventuellement ĂŞtre vrai quand on y croit pour des personnes en bonne santĂ©. Mais dans mon cas, ce n’Ă©tait pas “un signe”. Dans mon cas, il s’agit de problèmes hormonaux. Des fois j’ovule, des fois pas. Je n’Ă©tais pas du genre Ă  me prendre la tĂŞte et Ă  souhaiter Ă  tout prix ĂŞtre enceinte. Ça faisait presque un an que je m’Ă©tais fait une raison, et qu’on passerait par une PMA ou une stimulation ovarienne.

Ça n’a rien Ă  voir avec le cas classique du “je crève d’envie d’ĂŞtre enceinte, je me prends la tĂŞte tous les mois Ă  faire des tests et pile Ă  ce mois ci ou j’ai arrĂŞtĂ© de me prendre la tĂŞte ça a marchĂ©”. Ce genre de phrases partent d’un bon sentiment au dĂ©part. Mais au final, elles ne font que minimiser des problèmes de santĂ© dĂ©jĂ  existants… Et induisent qu’en fait, tout va bien, “c’est juste dans ta tĂŞte”. Et ça peut ĂŞtre très blessant.

Mon premier trimestre

Douleurs et oxycodone

Comme tu le sais peut-ĂŞtre, niveau santĂ©, je ne suis pas au top de ma forme. Un article sur mon handicap est en cours d’Ă©criture, donc je ne vais pas tout te raconter ici. Mais pour faire simple, je souffre de douleurs très invalidantes et je suis sous morphine, plus prĂ©cisĂ©ment sous oxycodone. Je prends ce traitement depuis environ deux ans. Ma première prĂ©occupation dès que j’ai dĂ©couvert ma grossesse, c’Ă©tait donc mon traitement et les risques qu’il comportait.

Il faut savoir que l’oxycodone est une substance qui se prescrit souvent aux personnes souffrant de cancers, pour calmer leurs douleurs. Si je prends ce traitement, c’est que j’ai tout essayĂ© avant, sans succès. Le problème, c’est qu’elle est hautement addictive, et que le corps s’y habitue très très vite.

Au moment ou j’ai appris ma grossesse, je prenais trois mĂ©dicaments spĂ©cialement contre la douleur:

  • De l’oxycodone Ă  libĂ©ration prolongĂ©e Ă  20mg matin et soir. C’est un traitement de fond qui de diffuse tout au long de la journĂ©e. Il doit ĂŞtre pris toutes les 12 heures. Le moindre retard provoque des douleurs terribles. J’Ă©tais montĂ©e Ă  40 et on avait petit Ă  petit rĂ©ussi Ă  rĂ©duire ce dosage avant que j’apprenne ma grossesse. On Ă©tait montĂ© inutilement beaucoup trop haut, mes douleurs n’Ă©taient pas plus supportables Ă  40 qu’Ă  20.
  • Des interdoses d’oxycodone Ă  libĂ©ration rapide en journĂ©e de 10mg. Je pouvais en prendre maximum toutes les quatre heures, elles me sont devenues indispensables. Autant te dire que sur les 6 autorisĂ©es par tranches de 24 heures, j’en prenais entre 4 et 6.
  • Du Laroxyl Ă  50mg, qui est un stabilisateur d’humeur et qui a une action sur la douleur. Pas d’addiction Ă  ce mĂ©dicament, il m’aide beaucoup. Après deux ans de douleurs ininterrompues, autant te dire qu’on devient vite zinzin. Dans ces cas lĂ , un mĂ©dicament pour stabiliser l’humeur est nĂ©cessaire.

Pour chaque tranche de 24 heures, j’Ă©tais donc entre 90 et 100mg d’oxycodone, ce qui est Ă©norme. Ă€ titre de comparaison, j’avais trouvĂ© un forum de toxicomanes parlant de leur conso d’oxycodone. Les plus gourmands dĂ©passaient rarement les 100mg, alors que j’avais atteint par le passĂ© les 140mg par 24 heures. Oui, c’est flippant comme comparaison. Je prenais des doses qui auraient pu tuer une personne qui n’a jamais pris de telles substances. Pour les effets secondaires, je t’en parlerai dans un article dĂ©diĂ©.

Le sevrage forcé

Quand j’ai eu confirmation que ma grossesse Ă©tait Ă©volutive, j’ai donc contactĂ© directement mon algologue pour savoir quoi faire par rapport Ă  l’oxycodone. Et c’est lĂ  que j’ai merdĂ©. Elle m’a dit au tĂ©lĂ©phone qu’il faudrait arrĂŞter les interdoses de la journĂ©e. Il aurait fallu que je comprenne qu’il fallait faire ça progressivement, Ă  gĂ©rer avec mon mĂ©decin traitant pour diminuer petit Ă  petit pour Ă©viter un trop gros syndrome de sevrage. Mais petit boulet angoissĂ© que je suis, je n’ai pas compris ça comme ça, et j’ai essayĂ© d’arrĂŞter les interdoses d’un coup. Autant te dire que j’ai passĂ© les pires deux semaines de ma vie.

Je savais d’avance que ça serait difficile Ă  vivre, le manque. Mais je voulais bien faire, et j’avais très peur que l’oxycodone fasse du mal Ă  ma grossesse. Après deux fausses couches et avec un traitement potentiellement dangereux et un trouble anxieux gĂ©nĂ©ralisĂ©, difficile d’ĂŞtre rationnelle. J’avais recueilli plusieurs tĂ©moignages de toxicomanes qui avaient arrĂŞtĂ© de façon assez brutale, et tous ces tĂ©moignages disaient qu’au bout de deux semaines grand max, ça va mieux du jour au lendemain. Je me raccrochais Ă  ça, j’Ă©tais prĂŞte Ă  avoir très mal pour sauver ma grossesse. Je ne me sentais pas capable d’en perdre une troisième.

Ces deux semaines ont Ă©tĂ© les pires de ma vie, sans exagĂ©ration. J’en Ă©tais arrivĂ©e au point ou j’Ă©tais Ă  un cheveu de me jeter en l’air, ou de prendre la dĂ©cision d’avorter, alors que tomber enceinte est très difficile pour moi. Les douleurs Ă©taient très très fortes, bien plus que d’habitude, et c’Ă©tait permanent. Mais j’ai tenu bon! J’ai quand mĂŞme appelĂ© mon algologue parce que ça allait vraiment très mal, et on a augmentĂ© mon traitement Ă  libĂ©ration prolongĂ©e. En deux jours, c’Ă©tait fini! Je me sentais aussi bien en passant 30mg en libĂ©ration prolongĂ©e sans aucune interdose, qu’Ă  20mg avec 60 d’interdoses… Ça montre bien que finalement, j’Ă©tais bien bien accro. Pour la suite de la grossesse, on va diminuer de 5mg tous les mois, afin que j’ai le dosage le plus bas possible pour la naissance, dans la mesure du possible Ă©videmment.

L’impact de l’oxycodone sur le bĂ©bĂ©

L’oxycodone n’a pas d’effet tĂ©ratogène. Cela veut dire que ce mĂ©dicament ne provoque pas de malformations particulières. Une Ă©tude sur le CRAT dĂ©montre que sur 40 grossesses de mères sous stupĂ©fiants, seulement 2 des nouveaux-nĂ©s allaitĂ©s avaient des signes de sĂ©dation, et 1 avait encore des traces d’oxycodone dans le sang dans les trois jours suivant sa naissance. Les symptĂ´mes de sevrage sont bien gĂ©rĂ©s par les Ă©quipes nĂ©onatales, mon obstĂ©tricienne s’est montrĂ©e optimiste. Dans le cas ou le bĂ©bĂ© aurait un syndrome de manque, les symptĂ´mes seraient de l’irritabilitĂ©, beaucoup de pleurs très aigus, et un tonus plus Ă©levĂ© que la moyenne.

Les risques sont donc assez faibles, et ils sont connus et bien gĂ©rĂ©s par les Ă©quipes mĂ©dicales. Afin de ne pas prendre de risque supplĂ©mentaires, je n’allaiterai pas.

SymptĂ´mes de grossesse

Au niveau de mes symptĂ´mes de grossesse, je pense que j’ai eu les mĂŞmes que tout le monde au premier trimestre. J’ai eu Ă©normĂ©ment de fatigue, amplifiĂ©e par le fait que je ne peux pas dormir autant que je devrais Ă  cause de mes douleurs. C’est donc un grand cercle vicieux, entre les douleurs et la fatigue. J’ai mal donc je ne peux pas dormir, mais plus je suis fatiguĂ©e et plus j’ai mal.

J’ai eu aussi, et dès le dĂ©but, beaucoup de remontĂ©es acides.

LĂ  ou j’ai Ă©tĂ© contente, c’est que jusqu’Ă  6 semaines, je n’avais ni nausĂ©es ni vomissements. Étant Ă©metophobe3, j’Ă©tais vraiment contente… jusqu’Ă  ce que mon estomac me rattrape. Et j’ai vite dĂ©chantĂ©, jusqu’Ă  haĂŻr ma grossesse. Je me suis donc posĂ©e plein de questions. Pourquoi on appelle ça les “nausĂ©es matinales” alors que c’est en permanence? Est-ce que c’est parce que si on disait la vĂ©ritĂ©, plus personne ne voudrait tomber enceinte? Du coup, on essayait de me soulager avec la phrase toute faite qui vient quand la première s’avère fausse. “Ne t’inquiètes pas, Ă  partir de la 12ème semaine, les nausĂ©es et les vomissements s’arrĂŞteront d’un coup!“. Maintenant, j’en suis au troisième stade, qui est le “Oh ma pauvre, moi aussi ça m’a durĂ© jusqu’au bout!“.

Et si on arrĂŞtait de donner de faux espoirs aux femmes enceintes qui vivent un premier trimestre de merde? Et si on se mettait Ă  ĂŞtre rĂ©alistes un peu? On serait dĂ©jĂ  mieux informĂ©es. (parce que clairement, si on n’en sait peu sur le post-partum, c’est exactement pour les mĂŞmes raisons: les gens n’en parlent pas et te laissent dĂ©couvrir ça seule.). On serait aussi plus sereines, et surtout, on saurait Ă  quoi s’attendre. Oui, le premier trimestre est une pĂ©riode de merde pas possible, il faut le dire.

DĂ©tester ĂŞtre enceinte, c’est possible, et ça ne fait pas de toi une mauvaise personne. ArrĂŞtons aussi de dire des trucs comme “Dès que ton bĂ©bĂ© sera lĂ , tu oublieras Ă  quel point c’Ă©tait difficile“. Quand c’est vraiment difficile autant psychologiquement que physiquement, non, on n’oublie pas. Quand on arrive au point de vouloir se suicider ou avorter, non, on n’oublie pas. Pour ma part, je sais dĂ©jĂ  que je ne veux pas d’une autre grossesse. Et si une deuxième grossesse devait arriver, ça sera dans plusieurs annĂ©es, pas forcĂ©ment de façon dĂ©sirĂ©e.

Inutile de préciser que ma libido était inexistante… ce qui explique mon retard sur les tests sextoys.

Émotionnellement?

Émotionnellement, c’est particulièrement difficile pour plusieurs raisons.

Mes deux prĂ©cĂ©dentes fausses couches m’ont beaucoup affaiblie, au point de penser que je ne survivrai certainement pas Ă  une troisième. Donc j’ai Ă©tĂ© en gros stress tout ce trimestre lĂ . J’avais très peur d’en faire une troisième, parce qu’entre mon hypothyroĂŻdie et mon SOPK2, j’ai des prĂ©dispositions aux fausses couches. Ça m’a donc bouffĂ© mon premier trimestre, cette anxiĂ©tĂ© constante. Les personnes n’y connaissant rien en anxiĂ©tĂ© diront “Essaye de positiver, il n’y a pas de raison que ça se passe mal“, et ces personnes lĂ , vraiment, mon poing dans vos gueules. Et comme on n’est pas Ă  une galère près, mon hypothyroĂŻdie crève le plafond, ce qui fait que la fatigue et la dĂ©prime sont encore plus accentuĂ©es.

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J’Ă©tais donc en permanence Ă  fleur de peau, je pouvais pleurer pour absolument tout et n’importe quoi. Au niveau de l’humeur, c’Ă©tait tout ou rien. Je pouvais ĂŞtre très Ă©mue pour pas grand chose, ou Ă©nervĂ©e Ă  vouloir dĂ©pecer le premier clampin qui se mettait sur mon chemin. Et quand on s’expose sur les rĂ©seaux, c’est au quotidien. Mes envies suicidaires Ă©taient aussi très accrues, au point ou j’en suis arrivĂ©e Ă  fixer une date Ă  laquelle tout arrĂŞter si jamais il n’y avait aucune amĂ©lioration. Ça s’est calmĂ© vers la fin du premier trimestre, j’ai effacĂ© cette date de mon calendrier. Mais ça m’a tellement choquĂ©e d’en arriver lĂ  que je pense vivre très mal cette date une fois qu’elle sera arrivĂ©e. On verra bien.

Mes douleurs, mes vomissements constants, ma fatigue, ma peur par rapport Ă  mon traitement, mon sevrage… tout ça Ă  fait que j’en suis arrivĂ©e Ă  vouloir prendre rendez-vous pour avorter. J’ai laissĂ© traĂ®ner, Ă  peser le pour et le contre, et le dĂ©lai est passĂ©. Mais je pense que si je l’avais fait, je l’aurais sĂ»rement regrettĂ©. J’en suis mĂŞme arrivĂ©e Ă  me dire que finalement, si je faisais une troisième fausse couche, ça ne serait finalement pas un drame, vu comment je hais ĂŞtre enceinte. C’est mon mal-ĂŞtre qui m’a poussĂ©e.

J’ai donc beaucoup culpabilisĂ©. Bordel, j’ai enfin eu la chance de tomber enceinte, et naturellement, alors qu’on prĂ©voyait une Ă©ventuelle stimulation ovarienne avec ma gynĂ©co. Je m’en suis rendue malade, et je n’en suis toujours pas remise. LĂ  ou je culpabilise beaucoup, c’est sur un tout autre sujet… J’en ai Ă©crit un article il y a quelques semaines que je te mets juste en dessous.

https://monsieurmadamex.com/remise-en-question-de-mon-vegetarisme/

Bilan du premier trimestre

Comme tu l’auras compris, c’Ă©tait un bon gros premier trimestre de merde, et Ă  mon avis, je vais en chier jusqu’Ă  la fin de ma grossesse. Encore une fois, ce n’est pas ĂŞtre pessimiste: je suis dĂ©jĂ  dans mon second trimestre, et mes nausĂ©es ne se sont pas calmĂ©es, tout comme les autres symptĂ´mes. Vivement que tout ça soit fini et qu’on passe Ă  autre chose, parce qu’ĂŞtre enceinte, ce n’est pas mon truc du tout.

Pour le moment, niveau Ă©motionnel, c’est un peu moins pire. Les idĂ©es noires sont parties. J’ai toujours le moral en dents de scie mais en mĂŞme temps, ça doit sĂ»rement ĂŞtre dĂ» Ă  la fatigue et Ă  mon Ă©tat de base. Je pense qu’il n’est pas possible d’ĂŞtre bien psychologiquement quand on a mal en permanence depuis autant de temps. Le jour ou on arrivera enfin Ă  fixer le bon dosage pour mon problème de thyroĂŻde, ça ira dĂ©jĂ  beaucoup mieux.

Niveau poids, j’ai pris 6kg. C’est beaucoup, mais en mĂŞme temps, mon alimentation a beaucoup changĂ© Ă  cause de mes nausĂ©es, et l’hypothyroĂŻdie fait prendre du poids. Je ne m’en fais pas trop pour ça, parce que je ne mange pas spĂ©cialement mal. Dans l’ensemble, mis Ă  part certaines situations d’urgence ou il n’y a que les burgers pourris qui passent, je fais attention Ă  mon alimentation. Cette prise de poids sera rĂ©gulĂ©e quand on aura trouvĂ© encore une fois le dosage dont j’ai besoin.

J’espère vraiment que le second trimestre sera meilleur que le premier mĂŞme si je me dis qu’il peut difficilement ĂŞtre pire.

Et toi? Comment se passent tes premiers trimestres de grossesse? Es-tu enceinte en ce moment? Dis-moi tout!


1: SOPK: Syndrome des Ovaires PolyKystiques.
2: Algologue: Médecin spécialisé dans le domaine de la douleur.
3: Emetophobie: Peur et anxiĂ©tĂ© intense et irrationnelle du vomi et/ou des nausĂ©es. Cela peut concerner nous mĂŞmes comme les autres. Par exemple, on peut avoir peur que les autres vomissent. C’est apparemment une des phobies les plus rĂ©pandues dans le monde. Et comme toutes les phobies, ça ne se contrĂ´le pas.

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