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Quand ce sera mon tour


Temps de lecture : 4 minutes

Nous avons toutes des envies Ă  concrĂ©tiser quand nous serons mamans. Nous avons toutes des envies d’Ă©ducation, de mode de vie
 qui sont diffĂ©rents et nous ressemblent.

Certaines personnes arrivent Ă  s’y tenir, et d’autres non. Je ne blĂąme ni ne juge personne, nous avons chacune nos vies diffĂ©rentes et des tempĂ©raments diffĂ©rents. Et il y a aussi la difficultĂ© de la thĂ©orie face Ă  la pratique


Moi aussi, j’ai mes idĂ©aux auxquels je souhaite me tenir. Les voici!

Je veux pouvoir allaiter mon enfant longtemps.

Jusqu’au sevrage naturel, en fait. Je ne veux pas donner de lait artificiel Ă  mon enfant. J’ai envie de ce moment naturel de complicitĂ© unique et rien qu’Ă  nous.

Outre le cĂŽtĂ© sentimental et bonne alimentation, il y a aussi le cĂŽtĂ© Ă©conomique et pratique. Les prix de la nourriture artificielle sont ahurissants! Sans compter l’organisation en sortie. PrĂ©parer assez de doses de poudre. Emmener une bouteille d’eau. Bien secouer le biberon pour ne pas faire de petits bouts. Se trimballer le biberon sale jusqu’au soir avec l’odeur qui doit ĂȘtre assez horrible, gĂ©nĂ©rer des dĂ©chets avec les boĂźtes vides, lui faire ingĂ©rer un lait animal


Nope. Je préfÚre mille fois sortir mon néné.

Cependant, il faut que je sois rĂ©aliste: je ne pourrai pas prendre de congĂ© parental. L’alternative au sein deviendra donc obligatoire pour la personne qui le/la gardera pendant que nous travaillerons.

Mais dans tous les cas, je veux que cet enfant soit nourri de mon lait le plus longtemps possible.

Je veux pouvoir utiliser des couches lavables.

Comme tu as pu le comprendre dans le titre précédent, je veux minimiser les déchets et les produits nocifs.

Je voudrais donc exclure complĂštement les couches jetables. Je ne supporte dĂ©jĂ  pas les serviettes hygiĂ©niques jetables sur moi, donc hors de question d’infliger ça Ă  mon enfant.

Les couches jetables (comme toute protection absorbante jetable) sont une catastrophe environnementale. Elles ne sont pas recyclables, contiennent des substances Ă©tranges et nocives, et elles gĂ©nĂšrent Ă©normĂ©ment de dĂ©chet. Sans compter le budget ahurissant du paquet de couches Ă  acheter jusqu’Ă  la propretĂ©!

Non. Je veux des lavables. (Avec Ă©ventuellement un paquet de jetables en backup si je n’arrive pas Ă  gĂ©rer le rythme des machines Ă  laver, ponctuellement.) J’ai pas mal d’entourage qui utilise le lavable, donc je pourrai ĂȘtre aidĂ©e et renseignĂ©e afin de pouvoir gĂ©rer correctement.

Aux personnes qui diront des remarques du type “Retour Ă  l’Ă©poque de nos arriĂšre grands parents lol“, il existe une invention formidable qui est la machine Ă  laver!

Je veux une Ă©ducation sans violence.

Que celui ou celle qui pense que “une fessĂ©e n’a jamais tuĂ© personne, c’est bon” et que les fessĂ©es peuvent rĂ©soudre des problĂšmes sorte de cette page, ou ne vienne pas me donner ses arguments personnels.

Je pense que aimer et frapper, mĂȘme si c’est une fessĂ©e, c’est incompatible, par principe. Et donc, que ce n’est pas une façon d’expliquer que quelque chose n’Ă©tait pas bien.

Alors oui, nous avons Ă©tĂ© Ă©levĂ©s avec des claques et des fessĂ©es. Nous n’avons eu que ce modĂšle. Il peut donc arriver parfois qu’on craque, parce que l’erreur est humaine, et que l’on fasse un geste malheureux Ă  cause des nerfs. Mais je ne veux pas que cela se produise. On verra comment ça se passe dans le vif du sujet, mais je ne souhaite pas que cela arrive et je ferai de mon mieux.

Je ne veux pas reproduire mon enfance. Tout simplement. J’en ai dĂ©jĂ  assez de sĂ©quelles comme ça, donc je ne veux pas faire de mes enfants des personnes anxieuses et pas confiantes, comme je le suis.

Je veux que mon enfant soit conscient de ce qu’il mange.

Je suis vĂ©gĂ©tarienne et estime que l’on ne peut pas aimer les animaux et les manger. Mais en mĂȘme temps, je ne vais pas imposer mon vĂ©gĂ©tarisme aux autres.

Si le papa fait de la viande, il en mangera. Mais moi, je ne cuisine pas de souffrance.

Mon enfant saura que c’est une vache, qui est dans la poĂȘle. Que c’est un cochon, qui est dans le sachet du jambon. Le jus rouge, c’est du sang, le mĂȘme qui coule dans ses veines. Que ce sont des animaux qui avaient une vie avant, et qu’ils ont Ă©tĂ© tuĂ©s pour ĂȘtre mangĂ©s. Et qu’on n’est pas obligĂ©s de les manger pour ĂȘtre en bonne santĂ©. Je veux qu’il sache que les animaux sont faits pour vivre leur vie, gambader, brouter, vivre comme un animal le devrait.

Je veux que manger de la viande ou non, soit sa dĂ©cision. Mais il aura appris que le mot “viande“, c’est le mot propre pour dire “chair animale“.

Je sais comment Ă©quilibrer une alimentation pour ne pas avoir de carences, sans produits animaux. Si mon enfant dĂ©cide de ne pas en consommer, il sera nourri correctement sans aucune carence, et suivi par un mĂ©decin pour s’assurer que tout va bien.

C’est vrai que vu comme ça, je peux passer pour ces insupportables personnes, les “mĂšres parfaites qui n’ont pas d’enfant“. Sauf que qui n’a pas eu envie de faire les choses de telles ou telles façon?

Peut-ĂȘtre que je changerai d’avis. Peut-ĂȘtre que ce sera trop difficile Ă  gĂ©rer. Je ne sais pas, nous verrons une fois le moment venu!

L’important reste de ne pas se fixer des objectifs inatteignables. De respecter ses principes et ses valeurs propres. De ne pas faire les choses simplement pour faire plaisir aux autres. Et surtout, de ne pas juger les autres. Chacun fait comme il ou elle le peut.

Et toi, tu as déjà des idées que tu souhaites mettre en place pour ton premier, ou ton prochain?

En attendant, je te laisse te tenir à jour des Essais bébé!

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